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Loup : la détresse et la colère des éleveurs face à l'urgence

Prédation / Face au traumatisme des attaques de loups et à l'impasse des mesures de protection, de nombreux éleveurs se sont rassemblés ce lundi 18 août sur le Plateau d'Hauteville. Devant le préfet de l'Ain, la profession agricole a crié son exaspération, exigeant la simplification des tirs de défense et la fin d'un système d'indemnisation qui sacrifie hommes et cheptels.

Par Patricia Flochon
Loup : la détresse et la colère des éleveurs face à l'urgence
©Patricia Flochon
Lionel Manos (à gauche), président de la Sema et de la cellule professionnelle "Prédation", s'adressant au préfet, Louis-Xavier Thirode.

Le rendez-vous était donné à l’Earl Sous Falavier, chez Pierre-Maxime Argenti, éleveur sur le Plateau d'Hauteville. Organisée conjointement par la FDSEA de l'Ain, les Jeunes Agriculteurs et la Chambre d'agriculture, cette rencontre de terrain en présence du préfet, Louis-Xavier Thirode, visait à confronter l'État aux réalités du quotidien. Le Bugey sombre dans une détresse grandissante sous la pression continue du loup, laissant les éleveurs et leurs familles épuisés, révoltés et habités par un sentiment d'abandon.« C’est terrible que l'on sacrifie des éleveurs », a martelé d'emblée Gilles Brenon, président de la Chambre d'agriculture de l'Ain, traduisant l'amertume générale. « J’ai entendu des éleveurs qui malheureusement jettent l'éponge. Sans oublier l'effet domino : derrière chaque arrêt de production, c'est tout l'enjeu de l'entretien de nos paysages, de la vitalité de nos montagnes et de notre souveraineté alimentaire qui s'effondre. » Sur le terrain, la détresse fait place à une colère noire face à des dispositifs jugés inefficaces ou générateurs de conflits d'usage.C'est notamment le cas des chiens de protection de troupeau, les patous, mal...

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