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Quand la terre chauffe, le savoir-faire trace son sillon

Concours cantonaux de labour / Poussière étouffante, soleil radieux et maîtrise technique au millimètre : sur deux jours consécutifs, les cantons de Lagnieu et Meximieux ont fait vibrer le monde agricole. Entre rigueur du geste en catégorie plat ou planche, convivialité partagée autour de la broche et passion transmise entre générations, retour sur un week-end d'été intense et haut en couleur.

Par Patricia Flochon
Quand la terre chauffe, le savoir-faire trace son sillon
©QL
Les gagnants du canton de Lagnieu.

Le thermomètre s’affole sur la plaine de l’Ain, mais dans les cabines comme au bord des parcelles, la concentration reste imperturbable. Ce samedi 8 août, c’est à Rignieu-le-Désert, sur une parcelle de 9 hectares mise à disposition par Philippe Cagnin, que le canton de Lagnieu a lancé les hostilités. Sous une chaleur suffocante et sur une terre desséchée mais malléable du fait du secteur irrigué, les neuf concurrents engagés (cinq en catégorie planche et quatre à plat) ont dû faire preuve d'un sang-froid exemplaire. Comme le rappelle avec pragmatisme Quentin Laurent, président des Jeunes Agriculteurs du canton : « Dans ce contexte de sécheresse et de forte chaleur, il a fallu préventivement déchaumer autour de la zone pour limiter tout risque d’incendie ».Sur le terrain, la technicité prend le dessus sur la chaleur écrasante. Sous l'œil acéré des membres du jury — Sébastien Mas, Éric Chollet, Xavier Porte et Frédéric Viollet —, chaque tracé compte. Qu'il s'agisse de la catégorie planche ou du labour à plat, les règles ne pardonnent pas. En planche, l'ouverture exige un tracé parfaitement droit en rejetant la terre vers l'extérieur, avant d'enchaîner sur la forma...

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