Gestion des étangs : le savoir-faire face aux aléas climatiques
Sécheresse / Si les étangs de la Dombes ont abordé l’été avec de bons niveaux d’eau, l’enchaînement des fortes chaleurs et de l’évaporation oblige les exploitants à maintenir la vigilance.
À Saint-Germain-sur-Renon, Joël Raccurt veille sur 30 hectares d’étangs exploités en famille au sein de l’EARL Raccurt, dont 20 hectares en location et 10 hectares gérés pour le propriétaire de la ferme. Retraité mais toujours passionné, cet ancien exploitant s’appuie sur des méthodes éprouvées pour traverser les périodes de canicule sans déplorer de mortalité massive. Son secret repose principalement sur l'équilibre biologique des étangs : « Les étangs ont des herbiers, et ce sont eux qui vont produire l’oxygène la journée et le stocker pour qu’il soit encore suffisant le matin pour le poisson. C’est primordial. » Pour entretenir ces plantes aquatiques, le pisciculteur rappelle une règle essentielle : « favoriser l'apport de nitrates immédiatement après la pêche » ; et d’ajouter : « c’est un métier d’observation énorme. Mais malgré l’expérience on n’est pas à l’abri d’un problème. Il y a tellement de choses que l’on ne maîtrise pas. »Au-delà de l'équilibre biologique, la maîtrise de la ressource exige une rigueur quotidienne pour limiter au maximum les déperditions. Alors que le niveau d’eau a baissé de 25 à 30 centimètres sous le soleil estival,...
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