Les éleveurs bovins de l'Ain alertent sur une crise qui dépasse les prairies
Sécheresse / L'été 2026 confirme une tendance désormais récurrente. Les épisodes de sécheresse mettent les élevages bovins de l'Ain sous forte pression. Derrière les prairies qui jaunissent se cachent des conséquences bien plus profondes. Des stocks de fourrage entamés avec plusieurs mois d'avance, des trésoreries fragilisées et un système d'indemnisation dont les critères sont vivement contestés par la profession agricole.
Dans de nombreuses exploitations du département, les animaux sont déjà alimentés avec des fourrages normalement réservés à l'hiver. Faute d'une pousse suffisante de l'herbe, les éleveurs ont été contraints d'ouvrir leurs silos ou de distribuer le foin dès le cœur de l'été. Une situation qui inquiète, car elle compromet l'autonomie alimentaire des troupeaux pour les mois à venir.Des stocks consommés avant l'heureLa première conséquence de cette sécheresse est visible dans les bâtiments d'élevage. Les réserves constituées au printemps fondent à vue d'œil.L'affouragement estival, autrefois exceptionnel, tend à devenir une pratique récurrente. Les exploitations doivent puiser dans des stocks destinés à couvrir plusieurs mois d'hiver, sans aucune certitude de pouvoir les reconstituer à l'automne.Pour les éleveurs, cette anticipation est lourde de conséquences. Si les pluies tardent à revenir, il faudra acheter du fourrage, parfois sur des marchés déjà tendus, avec des coûts de transport qui alourdissent encore la facture.Une pression croissante sur les trésoreriesAu-delà des aspects techniques, la sécheresse se traduit ra...
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