Accès au contenu

Floraisons en berne, colonies sous pression

APICULTURE / Après un été marqué par de fortes chaleurs et un déficit hydrique, les apiculteurs d’Auvergne-Rhône-Alpes doivent composer avec des floraisons moins généreuses et des colonies davantage sollicitées. La priorité est désormais de maintenir des colonies capables de passer l’hiver.

Par Léa Rochon
Floraisons en berne, colonies sous pression
Quand le thermomètre s'emballe, les abeilles doivent consacrer beaucoup d'énergie à refroidir leur habitat. L'ajout d'isolants réfléchissants peut aider à maintenir une température plus stable dans la ruche.

Les cadres de cire qui se déforment sous l’effet de la chaleur, des abeilles davantage sous pression : les conséquences des épisodes caniculaires sont visibles dans les ruchers de la région. La sécheresse réduit aussi la disponibilité des ressources florales. « Au-delà de 32 degrés, et davantage à partir de 35 degrés, la production de nectar et de pollen de nombreuses plantes de nos régions tempérées peut être affectée. L’eau devient une ressource inaccessible et limite la floraison », explique Manon Philippe, technicienne à l’Association pour le développement de l’apiculture en Auvergne-Rhône-Alpes (ADA Aura). Même des espèces jugées résistantes, comme la lavande ou le tilleul, peuvent voir leur production diminuer.Une baisse importante des réservesJuillet et août constituent pourtant une période déterminante pour les colonies, qui doivent disposer de ressources suffisantes pour préparer l’hivernage. Or, cette année, les remontées de terrain font état d’une diminution des entrées de nectar et de pollen. « Beaucoup d’adhérents nous ont fait remarquer que les entrées se raréfient, ce qui entraîne une baisse importante des réserves », rapporte Mano...

La suite est réservée à nos abonnés.