L’Ain muscle son attractivité médicale
Santé / Face à une pénurie de professionnels de santé qui fragilise l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire, le Département de l’Ain déploie son « Plan Santé 01 ». Formation, accueil, installation, innovation : une stratégie en quatre piliers pour tenter d’inverser durablement la tendance. Une ambition qui a trouvé un écho particulier lors de la 2e édition des Rencontres des pros de santé, organisées le 23 avril à Ainterexpo.
Le constat est sans appel. Dans l’Ain, comme partout en France, l’accès aux soins devient un sujet de préoccupation majeur. Le département n’échappe pas à la désertification médicale : malgré une population en hausse de 5 % entre 2010 et 2024, le nombre de médecins est resté stable. Résultat, 15 % des habitants n’ont pas de médecin traitant et certains délais pour consulter un spécialiste peuvent atteindre un an.Quelques chiffres illustrent cette tension. L’Ain compte seulement 6,3 médecins généralistes pour 10 000 habitants, contre 8,4 en moyenne nationale. Dans certains secteurs comme le Pays de Gex ou celui de Terre Valserhône, ce ratio tombe à 3 médecins pour 10 000 habitants, et à 4 dans le Haut-Bugey. La situation est également tendue pour les dentistes, kinésithérapeutes, orthophonistes ou infirmiers. En Terre Valserhône, on ne recense par exemple que 1,8 dentiste pour 10 000 habitants, contre 5,4 au niveau national.Autre signal d’alerte : l’âge moyen des praticiens. Les médecins de l’Ain affichent une moyenne de 51,4 ans, contre 48,1 ans en France. Le renouvellement des générations devient donc une urgence. « Le constat est simple et inquiétant : nous...
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