Le pastoralisme sous pression, mais debout
Montagne / Réunis le 24 avril à Virieu-le-Petit pour l’assemblée générale de la Société d’économie montagnarde de l’Ain (Sema), élus, éleveurs et partenaires ont dressé le bilan d’une année marquée par les tensions sanitaires, la prédation et les contraintes budgétaires, mais aussi par une forte dynamique collective en faveur du pastoralisme.
Le pastoralisme reste un pilier essentiel des territoires de montagne. C’est le message fort porté par Lionel Manos, président de la Société d’économie montagnarde de l’Ain (Sema), lors de l’assemblée générale de l’association qui s’est tenue le 24 avril à Virieu-le-Petit. Face aux élus, aux éleveurs et aux partenaires institutionnels, il a rappelé que « l’année 2025 aura confirmé, s’il en était besoin, l’importance cruciale du pastoralisme pour nos territoires ».Dans l’Ain, ce sont près de 22 860 hectares de surfaces pastorales qui sont concernés, soit environ 10 % de la SAU départementale, avec 25 800 animaux en pâturage, en majorité des bovins, et un maillage structuré autour de 21 AFP (associations foncières pastorales) et 17 groupements pastoraux. Une réalité agricole, économique et paysagère qui dépasse largement la seule activité d’élevage.« C’est la survie de l’élevage qui en dépend mais aussi l’ouverture paysagère de nos campagnes », a insisté Lionel Manos. Derrière l’enjeu agricole se jouent aussi l’entretien des espaces, la biodiversité, la prévention des incendies, la qualité des paysages et l’attractivité touristique.Des fin...
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