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Sécheresse : pas encore d’afflux en abattoir

Bovins / Selon l’Institut de l’élevage, il est encore trop tôt pour observer un éventuel afflux d’animaux en abattoirs qui serait lié à la sécheresse. Du côté du maigre, la campagne à venir devrait être marquée par des disponibilités en hausse et une demande européenne plutôt dynamique.

Par D’après Y.G.
Sécheresse : pas encore d’afflux en abattoir
Entre le 13 juillet et le 6 septembre, les abattages de gros bovins sont restés stables par rapport à la même période de 2025.

Malgré la sécheresse historique de cet été et les inquiétudes sur la ressource fourragère, « il n’y a pas eu d’afflux d’animaux dans les abattoirs », constate Caroline Monniot, responsable du service Économie des filières à l’Institut de l’élevage (Idele) interrogée le 8 septembre. Entre le 13 juillet et le 6 septembre, les abattages de gros bovins sont restés stables (-1 %) par rapport à la même période de 2025. Dans le détail, « il y a eu un peu de vaches laitières en plus » : + 7 % en un an, à comparer à « un niveau assez bas en 2025 », rappelle l’experte. Par ailleurs, suivant la tendance de long terme, les abattages français de vaches allaitantes sont « toujours très réduits » (-9 %), tandis que les génisses reculent modérément (-4 %) et que les jeunes bovins allaitants sont stables (+ 1 %). La plus grande réactivité des éleveurs laitiers n’est pas une surprise, explique l’agroéconomiste de l’Idele, car ils assurent un suivi régulier des performances de leurs animaux, via la traite notamment. De leur côté, les éleveurs allaitants prennent habituellement leurs éventuelles décisions de décapitalisation à l’automne, au moment de rentrer les anima...

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