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La souveraineté alimentaire française, un atout géopolitique

Indépendance nationale / Intervenant à l’assemblée générale de l’Amoma le 28 mai, Gilles Strecker, auditeur de l’Institut des hautes études de défense national et co-auteur d’un rapport sur l’arme alimentaire, a rappelé les forces et les faiblesses de l’agriculture française. Un plan ministériel et une loi de mars 2025 élèvent désormais la souveraineté alimentaire au rang « d’intérêt général majeur ».

La souveraineté alimentaire française, un atout géopolitique
©SB
Gilles Strecker, a présenté les atouts mais aussi les faiblesses de l’agriculture française confrontée à une sévère concurrence mondiale.

Selon Gilles Strecker, les années 90 marquent un tournant dans la politique agricole européenne avec la réforme des accords du GATT, fondé en1947 et où prévalait une « exception agricole ». La réforme avait pour objectif la libéralisation du commerce mondial des produits agricoles. La libéralisation des échanges agricolesLes principes fondateurs du traité de Rome et de la Politique agricole commune (Pac) visaient au développement économique, à l’autonomie alimentaire et à la paix dans une Europe meurtrie par deux guerres en vingt ans. Au fil des ans, l’agriculture européenne s’est développée à tel point que, selon Gilles Strecker, l’Europe est devenue un géant agricole, premier exportateur agricole au monde (1). Depuis la bascule vers le libre-échange, les agricultures françaises et européennes sont confrontées à la concurrence des pays du monde, et l’agriculture française a reculé dans la hiérarchie des grandes puissances agricoles mondiales. « Surtout vis-à-vis des autres pays européens d’où proviennent environ 75 % des importations agricoles françaises », observe Gilles Strecker.La démographie mondiale : « l’Everest de l’alimentatio...

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