Une fête populaire ancrée dans la terre et les valeurs
Fête de l’agriculture / À Saint-Bénigne, la 72e édition de la Fête de l’Agriculture et la finale départementale de labour ont rassemblé près de 5 000 visiteurs. Mais derrière la réussite de ce rendez-vous incontournable, le malaise de la profession a éclaté au grand jour. Face à une année 2026 ravagée par la sécheresse, les dépressions de marchés et la pression sanitaire ou lupine, syndicalistes et élus ont donné le ton d’une rentrée offensive.
ssssssSi la météo et la conjoncture alourdissent les esprits, la fête de l’Agriculture organisée par les Jeunes Agriculteurs de l’Ain démontre une fois de plus la vitalité du monde rural. Ce dimanche 30 août, le site de Saint-Bénigne n’a pas désempli de visiteurs. Familles, passionnés du monde agricole, élus locaux et visiteurs d’un jour sont venus à la rencontre de ceux qui façonnent et nourrissent le territoire. Près de 5 000 personnes ont arpenté le village d’exposants, tandis que plus de 1 000 repas étaient servis sous les chapiteaux. Une logistique sans faille saluée par tous les officiels présents, de la maire de Saint-Bénigne, Emily Unia, au préfet de l’Ain, Louis-Xavier Thirode, en passant par le député Xavier Breton, le président du Conseil départemental Jean Deguerry et Bertrand Vernoux, président de la Communauté de communes Bresse et Saône.Pourtant, derrière le succès populaire, le cœur des agriculteurs n'était pas à la fête. Hugo Danancher, président du comité d'organisation, a posé les bases dès l’ouverture : « Un concours de labour, ce n’est pas seulement retourner une parcelle. C’est essayer de faire vivre et...
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