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Sécheresse 2026 dans l'Ain : l'agriculture confrontée à une crise multiforme

Économie / Réunis le 31 août 2026, les représentants de la Chambre d'agriculture, de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs, des services de l'État et de la CGA ont dressé un état des lieux préoccupant de la sécheresse qui frappe le département de l'Ain. Toutes les filières sont touchées, à des degrés divers, et la question de la trésorerie des exploitations s'impose désormais comme l'urgence absolue.

Par Sandra Goyon
Sécheresse 2026 dans l'Ain : l'agriculture confrontée à une crise multiforme
©Sandra Goyon
De gauche à droite : Théo Morin, président des Jeunes Agriculteurs de l'Ain ; Gilles Brenon, président de la Chambre d'agriculture ; Jonathan Janichon, président de la FDSEA, et son secrétaire général, Jérôme Martin.

Le constat dressé lors de cette réunion est sans appel : la sécheresse et la canicule qui ont sévi tout l'été ont fragilisé l'ensemble des productions végétales du département. En zone irriguée, les rendements céréaliers et oléoprotéagineux restent globalement corrects, mais cette stabilité a un coût : il a fallu multiplier les tours d'eau, augmenter les charges d'irrigation et intensifier le travail pour maintenir la production. La hausse des cours des céréales ne compense que partiellement ces surcoûts.La situation est bien plus sévère sur les terres non irriguées. Les récoltes y accusent une baisse moyenne estimée à 50 % en céréales et en oléoprotéagineux, avec des parcelles et des secteurs entiers où les pertes atteignent 100 %. Une forte hétérogénéité est également relevée d'un territoire à l'autre, et parfois au sein d'une même exploitation, en fonction des dates de semis ou des précédentes cultures.Au-delà du bilan de cette campagne, c'est l'avenir qui inquiète les responsables agricoles : la capacité des exploitations à remettre en culture leurs terres l'an prochain est directement conditionnée par l'état des trésoreries et par le niveau toujours élevé d...

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