Nutralp, le pari réussi de l’autonomie protéique
Filière protéine / En visite sur le site de trituration Nutralp de Bâgé-Dommartin le 30 octobre, le préfet de l'Ain, Louis-Xavier Thirode, a pu mesurer l'ambition économique d'une filière oléoprotéagineuse territorialisée. Porté par trois coopératives, cet outil stratégique entend affranchir l'élevage local des marchés mondiaux tout en érigeant un modèle d'économie circulaire inédit.
La venue officielle du préfet de l'Ain dans les locaux de la SAS Nutralp à Bâgé-Dommartin revêt un caractère stratégique pour l'avenir agricole du territoire. Dans un contexte international marqué par la volatilité des cours et la dépendance historique de la France, qui importe encore plus de 90 % de ses besoins en soja, cette visite est venue saluer une démarche exemplaire d'autonomie protéique. C'est pour briser cette dépendance que les coopératives Bresse Mâconnais, Capdis et Jura Mont Blanc ont uni leurs forces.En regroupant leurs moyens et leur collecte, les trois coopératives offrent à leurs 3 300 adhérents un débouché sécurisé et créateur de valeur ajoutée. L'usine Nutralp a bénéficié du soutien de l'État et du plan de relance via le ministère et FranceAgriMer, concrétisé par une subvention de 1,6 million d'euros sur son investissement global de 15 millions d’euros. S'inscrivant dans la dynamique plus large du projet Coopeara, l'objectif affiché est clair : porter à 75 % l'autonomie en nutrition animale en région Auvergne-Rhône-Alpes, tout en garantissant une traçabilité irréprochable et un niveau d'exigence sanitaire adapté aux filières sous signes officiels de...
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