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CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’agriculture se prépare à l’accentuation des phénomènes climatiques extrêmes

Le changement climatique est désormais une certitude. Gelées tardives, printemps chauds et sécheresses estivales pourraient s’accentuer dans
les années à venir et se répéter à une fréquence encore plus élevée, avec des conséquences assez dramatiques et irréversibles pour l’agriculture.
En grandes cultures, en élevage, en viticulture, des chercheurs et des agriculteurs tentent de trouver des solutions pour adapter les cultures, les systèmes
d’exploitation à cette nouvelle réalité climatique
L’agriculture se prépare à l’accentuation     des phénomènes climatiques extrêmes

Pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C d'ici 2100, il faut inverser la courbe des émissions de C02 après 2020, tel est le message porté par les scientifiques lors du One Planet Summit, le 12 décembre dernier à Paris. Dans tous les cas, le climat va changer, et des années comme celle que nous venons de connaître avec des gelées tardives, un printemps chaud et une sécheresse estivale et automnale pourraient se reproduire à une fréquence beaucoup plus élevée. Des outils existent pour aider les exploitants agricoles à intégrer dans leur stratégie l'objectif de lutte contre les émissions de GES et la nécessaire adaptation aux conséquences de la hausse des températures. L'agriculture doit aujourd'hui faire face à de nombreux défis. Environnemental, d'une part, car sans réduire les émissions de gaz à effet de serre en lien avec l'activité humaine, « on pourrait aller vers + 4 ou + 5 °C d'ici la fin du siècle », a rappelé le climatologue Jean Jouzel, au congrès de Coop de France, à Paris, le 21 décembre. Or, l'agriculture sera l'un des secteurs les plus impactés par ce réchauffement climatique, avec des températures records « jusqu'à 55 °C dans l'Est de la France, dans la de...

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