« Faire revenir des porteurs de projets dans la filière locale »
Volailles fermières de l’Ain / Confronté à l’érosion de son parc avicole, le syndicat des Volailles fermières de l’Ain souhaite motiver les jeunes éleveurs à développer de nouvelles activités dans les cinq prochaines années. Interview de Lilian Morel, son président.
Quel est le bilan économique de cette année 2025 en termes de ventes ?Lilian Morel : La filière a traversé une conjoncture compliquée ces dernières années, en raison du covid et de la guerre en Ukraine, qui ont entraîné une forte inflation, des importations de poulets à bas prix et une baisse du pouvoir d'achat. En 2022-2023, la surface des rayons libre-service de la volaille s'est réduite en GMS. La volaille est un produit à forte valeur-ajoutée qui s'est temporairement absentée des rayons, du côté du bio comme des labels, en raison de cette inflation. En 2025, il y a un retour de la sérénité et de la place de la volaille dans les rayons, avec une montée en puissance de la demande des abattoirs.Quel a été l'impact de cette nouvelle épidémie de grippe aviaire sur les éleveurs et sur la consommation ?L.M. : L'épidémie a renforcé la solidarité des consommateurs envers les éleveurs. Au niveau des ventes, cette crise n'a pas eu d'impact économique. Le département de l'Ain a compté plusieurs cas, avec la mise en place de zones de surveillance de trente jours, sans poussins. Il y a eu un soutien de la DDPP(1) qui a...
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