Crise agricole : 1,5 million pour l'Ain, « des miettes » pour la profession
Cellule de crise / La cellule de crise s'est réunie ce vendredi à la préfecture de Bourg-en-Bresse pour arrêter la répartition du fonds d'urgence et du dégrèvement de taxe foncière. Côté agricole, personne n'a caché sa déception.
Pendant que des agriculteurs manifestaient devant les grilles, la réunion se tenait à l'intérieur. Autour de la table, le préfet de l'Ain, la DDT, la DDFIP, la chambre d'agriculture, l'ensemble des syndicats, la MSA, Groupama et les banques. L'ordre du jour : appliquer dans le département les mesures 6 et 7 du plan présenté le 4 septembre par la ministre de l'Agriculture, un plan d'un peu plus d'un milliard d'euros à l'échelle nationale.Le préfet a d'emblée parlé « d’une étape ». Pour lui, il faudra aller plus loin pour sortir d'une « crise perpétuelle », en travaillant sur l'eau, l'évolution des cultures et l'installation des jeunes.« Il manque un zéro »Sur les 20,5 millions d’euros attribués à la région au titre du fonds de réarmement, l'Ain reçoit 1,531 millions d’euros. C'est 10 % de l’enveloppe régionale. Le préfet assure avoir obtenu que le critère « canicule rouge », qui pénalisait les zones de montagne, soit exclu dans le calcul. Du côté de la profession, le constat est partagé par tous. Le président de la chambre d'agriculture, Gilles Brenon, estime que l'État « n'a pas pris pleinement la mesure de ce qui se passe sur le terrai...
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