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Apiculture : une saison éclair et des menaces sanitaires inédites

Filière apicole / Apiculteur professionnel installé à Jasseron et représentant des apiculteurs de l’Ain au sein de la FRSEA et de la FNSEA, Raoul Chavand dresse un bilan sans concession de la campagne apicole. Entre une météo capricieuse qui a concentré la production sur à peine deux mois, des charges d’exploitation en augmentation, et l’ombre menaçante de nouveaux parasites venus de l’Est, le responsable syndical tire la sonnette d’alarme. Face à un marché du miel en vrac en berne et à la concurrence des importations, il interpelle les pouvoirs publics et plaide pour une restructuration sanitaire d’urgence de la filière. Entretien.

Par Propos recueillis par Patricia Flochon
Apiculture : une saison éclair et des menaces sanitaires inédites
©Patricia Flochon
Raoul Chavand, apiculteur professionnel à Jasseron, représentant des apiculteurs de l’Ain au sein de la FRSEA et de la FNSEA.

Quelle est aujourd'hui la réalité de la filière apicole dans le département de l’Ain et à l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes ?Raoul Chavand : Si l'on regarde la grille de chiffres partagée avec l'ADA AURA, la région Auvergne-Rhône-Alpes compte 13 577 apiculteurs. Mais la réalité professionnelle est très spécifique : seuls 3 % d'entre eux sont des apiculteurs professionnels, c'est-à-dire possédant au moins 200 colonies, ce qui représente 406 apiculteurs professionnels sur l'ensemble de la région. À l'échelle du département de l'Ain, nous comptons 1 009 apiculteurs, dont 24 professionnels, pour un total de 21 317 ruches.  Comment s'est déroulée la saison de production dans le département ?Raoul Chavand : Dans le département de l'Ain, la saison est très bonne sur le plan des volumes récoltés, mais elle a été extrêmement condensée. Elle a démarré de manière très rapide et s’est finie tout aussi rapidement. Toute la production s’est concentrée sur seulement deux mois, du 23 avril au 23 juin. D'ordinaire, la saison se poursuit jusqu'à la fin juillet ou en août, alors que cette année, elle s'est terminée prématurément à cause...

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