Un boulevard aux idées reçues
L'association PEFC a été mise en cause par le magazine Cash investigation (1) au motif de négligence dans la certification des parcelles forestières. Comment cela peut-il arriver ? Nous ne sommes pas un organisme certificateur, mais un organisme qui fixe la norme et la règle. La démarche est basée sur le volontariat et la confiance que nous accordons à nos adhérents. On peut toujours resserrer nos exigences, mais si une personne veut être malhonnête, elle déclare ce qu'elle veut. En 15 ans de PEFC nous n'avons jamais vu ce genre de pratique qui ne fait que jeter le discrédit sur les 65 000 propriétaires forestiers qui entrent dans le système. Comment se déroulent les contrôles ? Nous avons à résoudre une certain équation : les pouvoirs publics ne font pas leur travail pour apporter une garantie crédible au consommateur d'une gestion durable de la forêt. Cette mission tombe donc dans le giron des associations ou du privé. De plus, le consommateur n'est pas prêt à payer plus cher un produit respectueux de l'environnement. Donc, nous avançons avec nos moyens, qui sont limités.Nous avons donc inventé un système crédible et mutualisé qui repose sur 1...
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