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ARBORICULTURE

Protéger le verger, un investissement stratégique

L'augmentation des fréquences de précipitations de grêle constatée depuis le milieu des années 1990 a contraint les professionnels à s'engager dans une lutte active contre cet aléa climatique. Témoignage à Cercier, en Haute-Savoie.
Protéger le verger, un investissement stratégique

Dans la partie aval de la vallée des Usses, sur les 90 hectares de vergers de pommes et poires que compte la commune de Cercier, les surfaces de la SCEA Lacroix Alfred (conduite en AB) et de l'EARL Verger de Cercier (conduite en agriculture raisonnée mais avec une reconversion de tout ce qui a été possible en AB) en représentent un tiers, soit respectivement 15 hectares pour chacune de ces deux sociétés. Se prémunir contre la grêle, c'est penser à tout, en termes de gestion d'entreprise, de pérennisation de la filière tout entière et de conduite de vergers. Ce que résume très bien Aurélien Lacroix qui, avec ses frères Joachim et Baptiste, est le cogérant de ces deux entités : « Le stockage, le conditionnement et l'expédition de 100 % de notre production sont effectués par la coopérative Val'Fruits. Sachant que la capacité de stockage et d'emballage de la coop est de 2 000 tonnes, nous, nous représentons 900 à 1 000 tonnes annuelles ». Deux autres arguments prévalent tout autant. « A l'étal, une pomme grêlée est invendable. Il faut un beau fruit, la législation est ainsi faite, explique-t-il. D'où le déclassement du lot grêlé directement en catégorie 2, celle de l'industrie. O...

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