Pas d’interdiction du glyphosate, sans alternative
Sans alternatives crédibles aux plans technique et économique, une interdiction brutale du glyphosate mènerait l'agriculture dans une impasse argumentent
les responsables professionnels agricoles qui demandent du temps et des solutions pour s'adapter.
Le gouvernement a exprimé sa volonté de « trouver les conditions d'une transition raisonnable vers la sortie du glyphosate », par la voix de son Premier ministre, Édouard Philippe. Après avoir tenu des propos très fermes sur l'interdiction du glyphosate, le gouvernement a assoupli sa position fin septembre. « Le Premier ministre a demandé au ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et au ministère de la Transition écologique et solidaire de lui présenter - avant la fin de l'année et en fonction des conclusions des États généraux de l'alimentation - les conditions d'un plan de sortie du glyphosate, compte tenu de l'état de la recherche et des alternatives disponibles pour les agriculteurs », a fait savoir un communiqué de Matignon le 25 septembre. Pour la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, cette communication « décrispe » la position initiale du gouvernement. « Les termes ont légèrement évolué, on parle maintenant de plan de sortie du glyphosate compte tenu de l'état de la recherche et des alternatives », poursuit Christiane Lambert, qui rappelle que sans alternatives, interdire le glyphosate en France conduirait l'agriculture dans une impasse. D'autant que les...
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