Mieux répartir la richesse au sein de la filière maïs semences
20 février à Guilherand-Granges (Ardèche). Alors que les surfaces et le nombre de producteurs continuent à diminuer, les producteurs appellent à une meilleure répartition de la valeur ajoutée au sein de la filière.
Stéphane Desrieux, le président du SPSMS Rhône-Alpes, a tiré une sonnette d'alarme. « Les contraintes techniques appartiennent à l'histoire de la production de semences, mais jusqu'à quel point pouvons-nous les accepter si nous n'avons pas une carotte de prix suffisante ? En Rhône-Alpes, le prix de l'irrigation creuse la différence par rapport à d'autres régions sur nos performances technico-économiques. Nous devons revendiquer auprès des semenciers un meilleur prix global de façon à tenir compte du prix de l'eau qui doit être revalorisé de façon juste. » À noter que l'indice de performance (rendement moyen par rapport au rendement objectif défini par les semenciers) réalisé dans cette région en 2017 atteint 100,83 % contre 105 % au niveau national.La revendication du président s'inscrit dans une réflexion plus globale sur l'évolution de la filière : « Nous avons des acquis à ne pas laisser filer, nous devons aller chercher une valeur à l'hectare, pas des surfaces ! L'année 2014 durant laquelle la production française a atteint un pic de 93 500 ha en France et 11 380 ha en Rhône-Alpes a eu des effets catastrophiques. Il convient de revenir à la logique de progression de...
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