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Les Cuma sont au service du collectif

MATÉRIEL / « Face aux défis agricoles, et si la solution était le collectif ? Tel était le thème du colloque qui s’est récemment tenu à l’Assemblée nationale par la Fédération nationale des coopératives d’utilisation du matériel agricole (FNCuma), qui vient de fêter ses 80 ans. L’occasion de montrer l’apport des Cuma au quotidien, notamment à travers une étude sociologique menée pendant plus d’une décennie. 

Par Christophe Soulard
Les Cuma sont au service du collectif
Marine Boyer, présidente de la FNCuma.

Parlementaires, chercheurs, représentants des pouvoirs publics et acteurs du monde agricole… La salle Colbert de l’Assemblée nationale affichait complet pour le colloque de la FNCuma, qui s’enorgueillit d’être le plus grand réseau de collectifs agricoles en France, avec plus de 9 000 Cuma et près d’un agriculteur sur deux qui y adhère. Les Cuma sont « une des jambes de la construction du revenu agricole », a souligné le député Dominique Potier (PS, Meurthe-et-Moselle). « Elles permettent de nous affranchir du coût des dépendances mécaniques », a renchéri Marine Boyer, présidente de la FNCuma. En effet, en France, le coût de la mécanisation constitue en moyenne 30 % des charges d’exploitation contre seulement 20 % en Allemagne ou en Espagne. Alors que l’agriculture traverse une période de crise profonde depuis quelques années, la mise en commun et le partage des machines agricoles peut contribuer à alléger ces charges.Réduction des phytos L’un des soucis majeurs des Cuma, c’est leur « discrétion, presque leur invisibilité », un phénomène qui s’explique par leur relative banalisation, a observé Véronique Lucas, sociologue à l’Inrae, qui trav...

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