Grandes cultures
Le climat fait flamber les prix des grains

La demande mondiale en grains en 2024 et 2025 devrait croître de 20 millions de tonnes, selon les données du ministère américain de l’Agriculture (USDA). Mais dans l’hémisphère nord, une partie des récoltes est compromise par le climat.

Le climat fait flamber les prix des grains
Le climat nuit au développement des céréales à paille. Copy iStock-Julia Lavrinenko

Blé, orge, maïs : les trois céréales cotent plus de 200 € la tonne sur les marchés français. Le 17 mai dernier, la tonne de blé valait 217 €, soit 25 € de plus qu’il y a un mois. Le 8 mai, le cours de la céréale avait quasiment atteint le seuil de 240 €. Selon les prévisions de l’USDA et le Conseil international des céréales, la demande mondiale de grains augmenterait de plus de 20 millions de tonnes (Mt). À échéance septembre 2024, la tonne de blé pourrait valoir plus de 250 € sur Euronext. Pour le maïs, le seuil de 220 € est allègrement dépassé.  Cependant, des stocks importants de maïs aux États-Unis (54 Mt ; + 17 Mt sur un an) et de blé en Union européenne et en Russie - les agriculteurs russes ayant conservé une partie de leur récolte dans l’espoir d’en tirer un meilleur prix dans les prochaines semaines – tempèrent l’envolée des cours. Sinon, toutes les conditions sont réunies pour susciter un renversement de tendance durable des prix sur les marchés des céréales. En France, les précipitations incessantes rendent les champs impraticables. Au début du mois de mai, seule la moitié de la sole réservée au maïs était implantée. Or les maïsiculteurs français et européens misent sur cette culture pour sauver la campagne céréalière 2024-2025 qui s’annonce d’ores et déjà compliquée en termes de production.

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