Publié le 13/02/2018 à 00:00 /

MOBILISATION SYNDICALE

Les réseaux syndicaux FDSEA et JA se sont rendus dans plusieurs supermarchés pour vérifier la conformité de l'étiquetage des produits transformés et rappeler aux distributeurs leurs engagements dans le cadre des négociations commerciales.

Les produits transformés passés à la loupe

Lundi 12 février, le syndicat FDSEA organisait la visite de deux supermarchés à Châtillon-sur-Chalaronne, en présence du président du canton, Pascal Blanc, de Jonathan Janichon et Jérôme Bobillet respectivement présidents des sections bovine et laitière de la FDSEA. Ils ont ainsi passé au crible les rayons des produits transformés et plats cuisinés et profité par la même occasion pour vérifier la traçabilité des viandes fraîches et du lait. Au final, une assez bonne surprise. " J'avoue que vous travaillez bien. Nous sommes satisfaits de ce que l'on a vu ", dira Jonathan Janichon au responsable de l'enseigne Intermarché de Châtillon. Le dialogue se poursuivra avec une rencontre prévue mi-mars afin d'échanger plus en détails sur des possibilités de contractualisation pour l'approvisionnement en produits locaux. Excepté certaines marques qui n'apposent qu'un logo " fabriqué en France " ou " fabriqué à... ", la règle est donc globalement bien respectée.
Lancée le 1er janvier 2017, une expérimentation sur l'étiquetage des produits transformés contenant du lait et de la viande se terminera en fin d'année. Elle est le fruit d'une victoire syndicale de la FNSEA, qui obtenait en mars 2016 la validation par l'Etat français et la Commission européenne de la mise en place d'une expérimentation d'identification de l'origine dans les plats transformés. Le principe : sur tous les produits contenant plus de 8 % de viande (sauf cheval, gibier et lapin) l'étiquetage doit mentionner leur origine (le pays de naissance, d'élevage et d'abattage des animaux). Une information plus succincte " origine UE " est également admise.
Un seuil qui permet d'intégrer la plupart des plats cuisinés et de répondre ainsi aux attentes fortes des producteurs et des consommateurs en matière de traçabilité. Concernant le lait, le seuil a été fixé à 50 %. La précision de l'origine concerne le pays de collecte, de conditionnement et de transformation. Comme pour la viande, la mention origine UE est admise. Les yoghourts, beurres, pâtes à tartiner laitières, fromages et autres crèmes fermentées sont aussi concernés par le périmètre du décret du 19 août 2016. Seules les denrées alimentaires préemballées sont concernées.

Demande de produits français

L'identification de l'origine des produits proposés dans les lieux de vente est considérée par le réseau syndical FNSEA comme " un des leviers permettant de stimuler la demande de produits français ". Rappelons que l'étiquetage de l'origine est obligatoire pour l'ensemble des viandes fraîches depuis le 1er avril 2015.Des actions similaires se sont déroulées un peu partout dans le département : à Meximieux, samedi dernier, dans le pays de Gex, à Saint-Trivier-de-Courtes, Bourg-en-Bresse, Trévoux et Thoissey en début de semaine, à Montrevel-en-Bresse, Coligny et Pont d'Ain cette fin de semaine. Des groupes d'agriculteurs se sont rendus dans des enseignes de grande distribution, pour vérifier la conformité de l'étiquetage des produits transformés, mais également rappeler aux distributeurs leurs engagements dans le cadre des négociations commerciales qui se terminent à la fin du mois.

Patricia Flochon et Sébastien Duperay
Mots clés : GRANDE DISTRIBUTION ACTION SYNDICALE ETIQUETAGE