Publié le 27/12/2019 à 08:00 / Chef Rédacteur

Reportage

Florian Millet conjugue avec passion son métier d'inséminateur en Bresse et d'animateur des syndicats Montbéliard et Prim'Holstein de l'Ain. Rencontre.

Les doses, conservées à – 196 °C sont décongelées à température du corps juste avant l'insémination.

Il est un peu plus de 5 h. Florian Millet débute une journée qui s'annonce longue, avec de nombreuses fermes à visiter. Inséminateur à AGS (Ain Génétique Service) depuis 2016, il a en charge trois secteurs de Bresse, allant de Bâgé-la-Ville à Marboz – Saint-Etienne du Bois, et le secteur de Saint-Trivier-de-Courtes.

Durant l'été il réalise des inséminations dans une quinzaine de fermes par jour en moyenne. Un nombre qui peut monter jusqu'à 25 durant la période hivernale... Ce matin-là, le temps n'est pas de la partie. Il fait froid et humide, mais qu'importe, Florian est rempli d'énergie, son planning déjà bien rempli. « En général on relève les appels à 21 h la veille pour pouvoir inséminer un maximum d'animaux avant 8 h 30. Puis on se retrouve, avec mes collègues du secteur, pour se répartir la suite du travail », explique ce jeune passionné par la génétique qui, à 25 ans seulement, en connaît déjà un rayon en la matière.

 

Passionné de concours, il accompagne et conseille les éleveurs

 

Originaire de Saint-Nizier-le-Bouchoux, c'est son oncle, éleveur laitier, qui lui transmettra tout jeune cette passion pour les bovins. Après des études agricoles : Bac pro CGEA, BTS PA, et Maîtrise en élevage à Poisy, il sera ouvrier agricole dans plusieurs fermes, avant d'intégrer l'équipe d'inséminateurs d'Ain Génétique Service. « J'ai toujours voulu faire inséminateur, pour la proximité avec les éleveurs et le contact avec les animaux. J'adore aussi les concours depuis toujours », confie-t-il. A tel point que son implication est sans limites, et qu'il assure, outre son métier d'inséminateur, le rôle d'animateur du syndicat des éleveurs Montbéliards et du syndicat Prim'Holstein de l'Ain.

Des éleveurs qu'il accompagne sur les concours, de la préparation en amont sur le plan sanitaire, à l'animation le jour J.

 

Une maîtrise parfaite du geste

 

Mais pour l'heure, Florian poursuit sa tournée... Il enchaîne les visites et inséminations, avec efficacité, rapidité et professionnalisme. A l'aide d'un « pistolet », il dépose avec une maîtrise parfaite la semence dans l'utérus de la vache ou de la génisse. « En amont, un planning d'accouplement est réalisé pour corriger les défauts de l'animal qui va être inséminé et mettre un taureau en face qui améliore la production, la morphologie et le tempérament. On réalise beaucoup d'échographies avant les IA afin de vérifier qu'il n'y a pas d'anomalie sur les ovaires car les doses et la génétique, cela a un coût et l'éleveur tient à mettre toutes les chances de son côté pour avoir un bon résultat », ajoute-t-il. Une véritable relation de confiance s'est établie entre inséminateurs et éleveurs auxquels Ain Génétique Service propose : plans d'accouplement, génotypages, échographies et suivi de reproduction, inséminations profondes, etc.

Et Florian Millet de préciser : « On propose aussi bien de la semence conventionnelle que de la semence sexée. En Bresse, les inséminations sont réalisées 7 jours sur 7. Et trois inséminateurs d'AGS sont aussi pointeurs pour la race Montbéliarde, une offre de services supplémentaire très appréciée ».

 

 

AGS – L'insémination en chiffres


(Exercice 2018/2019)
40 851 IAP
70 238 IAT
9 997 semences sexées
IAT sexées : Montbéliarde : 7 602 – Prim'Holstein : 1 720 – Charolaise : 41
Suivi repro : + de 60 000 actes réalisés
19 techniciens (7 en Bresse, 5 en Dombes et 7 en montagne).