Publié le 26/12/2019 à 08:55 / Chef Rédacteur

Environnement

La chambre d'agriculture accompagne et forme les exploitants dans leur projet d'obtention de la certification Haute Valeur Environnementale. La prochaine formation prévue début 2020 est ouverte à toutes les productions. A quoi ça sert ? Témoignage.

Pierre Dubreuil, élève 3,5 ha de vignes à Cerdon. Il gère tout lui-même, de la plantation jusqu'à la commercialisation.

La chambre d'agriculture accompagne et forme les exploitants dans leur projet d'obtention de la certification Haute Valeur Environnementale. La prochaine formation prévue début 2020 est ouverte à toutes les productions.

La chambre d'agriculture organisera en février prochain sa troisième session de formation pour préparer les exploitations qui visent la certification environnementale. De janvier à mars 2019, une quinzaine de viticulteurs ont suivi cette formation et douze exploitations ont engagé une démarche d'obtention de la certification. « Les premières sessions de formation ont été mises en place à la demande du syndicat des vins du Bugey. La prochaine sera ouverte à toutes les productions : viticulteurs, éleveurs de bovins viande, maraîchers, et tous ceux que cela intéresse. Ce qui bloque un peu certaines filières c'est qu'il n'y a pas forcément de plus-value, cela intéresse surtout ceux qui sont en circuit court », souligne Gabrielle Dumas, conseillère d'entreprise à la chambre d'agriculture. Objectifs de la formation : « S'approprier la procédure de certification, évaluer la situation de son exploitation vis-à-vis de la certification environnementale des exploitations, avoir une connaissance précise des points à améliorer dans ses pratiques. Les participants se placent en tant qu'auditeurs sur leur exploitation. Au final ils savent précisément où ils en sont et ce qu'il faut améliorer », ajoute Gabrielle Dumas.

 

« Une certification cohérente avec notre philosophie »

 

Pierre Dubreuil, viticulteur à Cerdon, a suivi une session de formation début 2019. Sur le domaine qui totalise 3,5 ha de vignes, il gère tout de A à Z, de la plantation à la commercialisation. Pourquoi la certification HVE ? : « Cette formation était vraiment intéressante. L'idée était de faire quelque chose de collectif avec les viticulteurs du département. On cherchait une démarche environnementale qui ne soit pas restrictive, l'objectif étant que ça colle à la philosophie du domaine. HVE était donc une certification cohérente par rapport à nos pratiques ». La démarche comporte trois niveaux d'exigence ; le troisième niveau, fondé sur des indicateurs de résultats relatifs à la biodiversité, la stratégie phytosanitaire, la gestion de la fertilisation et de la ressource en eau, permettant d'obtenir la certification délivrée par un organisme certificateur indépendant. « On est passé au niveau 3 en trois mois, du coup c'était rassurant. Nous n'avons pas changé nos pratiques, on était déjà dans les clous. Il fallait simplement le prouver, ce qui demande du temps et des démarches administratives », ajoute le viticulteur. C'est Qualisud, l'organisme de contrôle de l'AOC Bugey, qui a été choisi pour valider cette certification. Un premier contrôle a été réalisé au domaine début avril, et un second aura lieu dix-huit mois plus tard. Une démarche de certification qui a un coût : environ 1 000 €. Le label une fois obtenu, le viticulteur peut apposer le macaron HVE sur ses bouteilles. « A nous d'expliquer la démarche aux clients, car c'est en plein développement. C'est rassurant pour le consommateur. Ceux qui savent de quoi il s'agit, ça les conforte et les autres, ça les rassure », ajoute Pierre Dubreuil.

 

 

Modalités de la formation

 

Dates : les 5, 12 et 13 février 2020 de 9 h à 17 h
Lieu : Chambre d'agriculture de l'Ain à Bourg-en-Bresse
Coût : Ayant-droit Vivea : gratuit – Autres publics : 520 €
Date limite des inscriptions : le 6 janvier 2020
Contacts : Gabrielle Dumas, conseillère d'entreprise (04 81 51 00 58) ou Alexandre Faes, chargé de mission environnement à la chambre d'agriculture (04 74 45 47 18).