Publié le 09/12/2019 à 06:00 / Yolande CARRON

MUTUALITE SOCIALE AGRICOLE

A quelques semaines du renouvellement de ses délégués (les élections MSA auront lieu du 16 au 20 janvier), l'Ain Agricole et l'Information Agricole du Rhône publient chaque semaine, dans leur version papier, des extraits de portraits de délégués parus dans le livre "Regards par la MSA par ses élus". Nous vous en livrons ici l'intégralité.

Guy Ginon : une belle vie familiale, professionnelle et sociale avec la MSA en couronnement

 

L'allure de sénateur avec laquelle Guy Ginon s'avance vers la salle d'interview crée un contact direct avec ce que l'on pourrait appeler sa force tranquille si l'expression n'avait pas été accaparée par un autre. Le dictionnaire des synonymes offre, heureusement, des alternatives : puissance sereine, confiance paisible, par exemple. Ces mots interchangeables dépeignent les qualités avec lesquelles on entre immédiatement en contact quand on rencontre Guy Ginon : une compréhension du monde et de la vie qui s'accompagne d'une humilité, d'un respect et d'une bienveillance mises au service de ses semblables, une volonté de partage des fruits de ses expériences, un désir de vérité qui rend ses propos aussi limpides que l'eau de source. Lorsqu'il s'installe pour se livrer à cet exercice qui s'apparente au jeu de l'arroseur arrosé, de l'intervieweur interviewé, lui, le journaliste spécialisé dans le monde agricole, aujourd'hui à la retraite et membre du Conseil d'administration de la MSA, est prêt à répondre aux questions qui vont lui être posées et à témoigner de ce que sa longue expérience lui a appris.

LB - Vous êtes journaliste et administrateur à la MSA. Je suis très curieuse de savoir comment le lien s'est fait entre ces deux aspects de votre vie. Mais pour commencer, pouvez-vous me parler du contexte dans lequel vous avez grandi ?

GG - Je suis né à Bron, dans le Rhône, le 24 décembre 1949. J'ai un frère aîné et une soeur plus jeune. Ma mère dirigeait, à La Motte-Chalancon, une clinique pédiatrique spécialisée en pneumo phtisiologie qui était réservée aux enfants asthmatiques et souffrant de dilatation bronchique et mon père était directeur à l'Assistance sociale de Lyon. Nous étions, selon les moments, à la campagne ou en ville.

LB - Comment, en tant qu'enfant, occupiez-vous votre temps libre ?

GG - Quand j'étais à la clinique, j'étais plutôt solitaire. Je lisais, j'écoutais de la musique et je faisais du vélo. J'avais une passion pour les trains électriques que je pouvais laisser installés en permanence car il y avait de la place. A l'appartement de Lyon, c'était différent, plus animé. Nous étions tous ensemble et je voyais mes amis.

LB - Quel type d'éducation avez-vous reçu ?

GG- J'ai reçu une très bonne éducation pour laquelle je dis bravo à mes parents et spécialement à ma mère. J'ai été élevé dans la religion catholique mais dans le respect des autres religions. Ma mère a été un exemple dans ce domaine. Les enfants qu'elle recevait à la clinique étaient de confessions diverses et notamment protestante. Elle les amenait elle-même à l'école du dimanche afin qu'ils puissent recevoir leur enseignement et assister à leur culte. Pour mes parents l'éducation était réellement une préparation à l'avenir. Ma mère m'a appris les règles de conduite en société pour que je sois à l'aise dans tous les milieux. Par exemple, les règles de placement des personnes à table. Savez-vous qui de l'ecclésiastique ou du Président de la République doit être assis à la droite de la maîtresse de maison s'ils sont invités ensemble ? C'est l'ecclésiastique ! Je sais également, grâce à elle, ce que je dois ou ne dois pas apporter lorsque je suis invité chez quelqu'un. Mais il n'y avait pas que cela. Mes parents, pendant les périodes des vacances, nous faisaient visiter la France. Je connais, pour y avoir été, toutes les préfectures de France.

LB - Et sur le plan scolaire, comme cela se passait-il ?

GG - Là encore, le choix de mon mode de scolarité n'a pas été hasardeux de la part de mes parents. J'étais interne. Le but était de me donner l'occasion de m'investir dans un groupe, d'y prendre des responsabilités. Très vite j'ai participé au journal de l'école et j'ai organisé des sorties pour les élèves. C'était plus facile que maintenant. Cela m'a procuré beaucoup d'aisance. Cela m'a appris la souplesse dans les relations avec les autres, à savoir écouter mais aussi à oser dire ce que je pense, à défendre mes idées et à être un moteur. Dans ma vie d'adulte cet apprentissage m'a beaucoup aidé à m'impliquer dans la vie communautaire et notamment dans l'action syndicale.

LB - Vous avez finalement opté pour la profession de journaliste. Comment cela s'est-il mis en place ?

GG - Assez naturellement, je pense. Dès l'école primaire je me suis rendu compte que j'écrivais bien. Cela se voyait à travers les notes que j'obtenais et les commentaires de mes professeurs qui m'encourageaient. J'aimais ça, écrire. J'écrivais vite et j'étais capable d'écrire et d'écouter en même temps. D'ailleurs, quand j'étais en activité, cela m'a permis de rédiger mes articles au fur et à mesure des évènements que je couvrais - quand je faisais des compte-rendus d'assemblée, par exemple - et de pouvoir coller avec exactitude à ce qui se passait. Le fait d'avoir écrit dans le journal de l'école m'avait donné le goût de l'analyse et permis de découvrir que j'avais la capacité d'écrire la vérité totale, que je pouvais être impartial même sur des sujets polémiques. Mais comme je n'étais pas du tout attiré par l'audiovisuel qui était en train de se développer j'ai renoncé à l'école de journalisme qui privilégiait cet aspect du métier et je suis entré comme pigiste dans un journal régional. Ensuite le journal m'a embauché et j'ai suivi des cours du soir. C'était des cours spécifiques. On était au début de l'écriture journaliste, celle qui conduit à écrire pour être lu et qui correspond à un style particulier.

LB - A quelle époque se situe-t-on à ce moment-là ?

GG - Au tout début des années 1990. En fait dès cette année-là je me suis spécialisé dans le domaine agricole. Ma façon d'aborder les sujets, de façon complète - c'est-à-dire en abordant les différents aspects des problématiques, en allant au fond des choses, en faisant preuve d'objectivité et d'honnêteté intellectuelle -, m'a fait repérer et j'ai été appelé, dès 1991, par l'agence de presse agricole régionale.

LB - Et donc, vous acceptez. Pourquoi ?

GG - Parce que j'avais commencé à découvrir le monde agricole et que je le trouvais passionnant. J'y avais rencontré des métiers très techniques et des gens sympathiques, attachants, désireux de communiquer, très ouverts sur les nouvelles technologies, qui acceptaient de se remettre en cause. Vous savez, je n'ai jamais entendu un agriculteur me dire :« c'était mieux avant ». En revanche je les ai souvent entendu dire : « comment je peux faire mieux ? ». C'est aussi un secteur d'activités très complet. Quand vous parlez d'agriculture, vous parlez aussi bien de météo, d'agronomie, d'innovation, d'environnement, de génétique, de politique... Et puis c'est un monde dont les problématiques et les caractéristiques sont pluri-dimensionnelles : il y a la dimension régionale, nationale et européenne.

LB - Pouvez-vous m'en dire plus sur les métiers que vous évoquez ?

GG - Il y a l'agriculture de précision qui amène l'agriculteur, qu'il soit céréalier ou maraîcher, à maîtriser les analyses de sol, les engins dotés d'une technologie avancée - les tracteurs, les moissonneuses-batteuses - , la performance et la réduction des intrants. C'est là qu'on se rend compte que, contrairement aux idées reçues, les agriculteurs sont de fervents protecteurs de la nature et qu'ils n'ont pas attendu la vox populi pour réduire l'utilisation des pesticides et autres herbicides, dans un souci économique certes, mais tout autant pour préserver les sols. L'élevage est aussi un secteur très pointu qui intègre la génétique de sélection animale. Et, là encore, j'ai pu constater combien les éleveurs se préoccupent de la bonne santé et du bien-être de leurs animaux parce qu'un animal en bonne forme a plus de valeur qu'un animal qui ne le serait pas mais aussi parce qu'il existe un lien fort entre l'éleveur et ses bêtes.

LB - Quel impact pensez-vous avoir eu sur le monde agricole en tant que journaliste spécialisé ?

GG - C'est difficile à dire. J'ai essayé de faire passer auprès des lecteurs non agricoles des messages véridiques et j'espère que le monde agricole en a retiré quelque moisson mais je ne l'ai pas fait tout seul. Les agriculteurs eux-mêmes m'y ont aidé. J'ai eu la chance de rencontrer des responsables agricoles qui ont pris le temps de me former aux techniques agricoles de culture et d'élevage. Ils me disaient : « plus tu en sauras, moins d'erreur il y aura ». Grâce à eux j'ai pu poser les bonnes questions, soulever les vrais problèmes auprès des agriculteurs, des responsables professionnels mais aussi des politiques voire des scientifiques. Cela a fait de moi un journaliste efficace, je crois, impliqué et empathique, sans aucun doute. Le monde agricole a besoin de ce type de journaliste qui fait plus que couvrir l'évènementiel du salon de l'agriculture mais qui prend l'initiative de traiter à fond des sujets importants. Et comment peut-il identifier ces sujets s'il n'est pas impliqué dans le monde agricole ? Il est indispensable pour un agriculteur qui travaille soixante-dix heures par semaine que l'information, la bonne information, vienne à lui, arrive chez lui, car il n'a pas le temps d'aller la chercher et de faire le tri entre l'utile et l'anecdotique.

LB - Comment avez-vous combiné tout ça avec la MSA ?

GG - Je suis devenu adhérent de la MSA en devenant journaliste agricole c'est-à-dire en travaillant pour la presse agricole. Et on ne peut pas être journaliste agricole sans s'intéresser à la MSA. J'ai toujours bien perçu la MSA parce que je savais ce qu'elle faisait pour le monde agricole en plus d'être sa sécurité sociale, sa caisse d'allocations familiales et sa caisse de retraite.

LB - Pouvez-vous me donner quelques exemples ?

GG - Il y a tout ce qui concerne les prestations extra-légales qui permettent une aide individualisée et répondent à des besoins ou des difficultés ponctuels. Certaines sont très utiles en campagne comme, par exemple, l'aide au financement de l'achat d'un scooter pour un jeune qui doit se déplacer pour ses études. L'assistante sociale de la MSA, qui est présente sur le terrain et connaît bien les situations, est un vrai relais dans ce domaine. Il y a aussi les opérations de communication et d'information, les formations et les soirées thématiques. En tant que journaliste, naturellement, j'ai été amené à écrire sur les actions de la MSA et j'ai donc rencontré les différents présidents et les différents directeurs généraux. Ce qui m'a rapidement séduit c'est la démocratie comme règle de gouvernance. Le fait que tous les administrateurs, présidents y compris, sont avant tout des élus de leur canton, des élus des territoires - donc proches des adhérents et de leurs préoccupations - rend les contacts faciles et la communication directe que cela soit par une conversation privée ou dans le contexte de rencontres collectives. J'ai également constaté que les représentants de la société civile et politique sont assidus aux assemblées générales qui sont des temps forts de la vie de l'institution. Et cette assiduité ne se dément pas au fil du temps. Cela souligne une caractéristique de la MSA qui est à prendre sérieusement en considération : non seulement elle n'est pas isolée dans son monde mais elle est un partenaire incontournable de la ruralité.

LB : Et vous, à quel moment décidez-vous de vous investir dans la MSA ?

GG - Malgré les sollicitations régulières de mon syndicat, j'ai attendu d'être à la retraite de ma profession de journaliste, en 2009. Déontologiquement, être délégué MSA aurait signifié que je m'interdisais d'écrire un mot sur l'institution ou sur les actions qu'elle menait ou auxquelles elle participait. C'était impossible pour moi de renoncer à ça tant l'implication de la MSA est importante et diverse.

LB - Quand vous avez franchi le pas ?

GG - Lors des élections de 2010. J'étais alors complètement libéré de mes obligations professionnelles et j'avais le sentiment que je pouvais apporter quelque chose à la MSA. En syndicaliste de toujours, j'y ai vu une belle opportunité d'être actif et de rendre service au monde agricole et, au-delà, au milieu rural qui est le mien. Je me suis présenté et j'ai été élu dans mon canton de Dombes. Pendant les cinq premières années de mon mandat en tant que délégué cantonal j'ai été nommé au Comité départemental de l'Ain. Nous avons réalisé plusieurs actions d'envergure, souvent ouvertes à tous les publics. Nous avons, par exemple, organisé une soirée dont le thème était les maladies transmissibles de l'animal à l'homme. Mon passage au Comité départemental a été une très bonne école, basée sur le travail d'équipe menée avec tous les délégués cantonaux de mon secteur. Cinq ans plus tard j'ai été réélu et, cette fois, j'ai également été candidat à la fonction d'administrateur. Je fais donc partie du Conseil d'administration de la MSA depuis 2015. J'ai pu continuer à agir et, je crois, promouvoir deux aspects de la MSA qui me tiennent à coeur. Le premier est qu'elle est partie prenante de la ruralité qui est en pleine mutation. Le second est qu'elle s'inscrit parfaitement dans les schémas d'avenir, avec un fort dynamisme et beaucoup d'ambition pour ses adhérents et le milieu dans lequel ils vivent.

LB - Si vous deviez retenir une action symbolique de cette implication de la MSA dans le tissu rural et de cette modernité, laquelle choisiriez-vous ?

GG - Sans hésiter je choisirais l'action relative à la télé-médecine car elle en est un exemple parfait. Nous avons organisé une soirée thématique, ouverte à tous les publics, sur ce sujet qui inclut en plus de la télé-assistance pour les personnes âgées : la télésurveillance qui relie des patients atteints de maladie chronique à leur médecin, la télé-consultation qui évite au patient de se déplacer pour certains actes comme le renouvellement d'une ordonnance, la télé-expertise qui permet à un médecin de consulter un confrère spécialiste sans déranger son patient. Nous avions invité des professionnels de santé, des représentants de l'ARS (Agence régionale de santé) et de la Présence verte. Etaient également présents des médecins, témoins de ce mode de fonctionnement ainsi que le vice-président du conseil régional Rhône-Alpes-Auvergne en charge de la santé et de la famille. Nous avons donné une information très complète et montré que la télé-médecine était une solution possible et efficace à la désertification médicale. Nous avons eu un grand succès dont la presse quotidienne s'est fait l'écho et, aujourd'hui, cette technique est en place et fonctionne. Cette soirée a également eu un effet concret. En effet, un EHPAD, suite aux informations données lors de cette soirée, a installé dans les murs de son établissement un pôle de télé-médecine qui donne toute satisfaction encore aujourd'hui.Cette action nous a valu une page dans le rapport 2018 de la Caisse nationale. Personnellement, je me suis beaucoup investi dans ce projet et je suis content du résultat.

LB - De votre point de vue, en quoi et comment la MSA pourrait-elle améliorer son action ?

GG - Bien sûr on peut toujours faire mieux mais poursuivre nos efforts pour faire toujours aussi bien doit être une ambition permanente. Mais pour cela il faudrait que notre autorité de tutelle cesse de nous mettre des bâtons dans les roues en réduisant nos moyens d'action. Depuis plusieurs années les COG préconisent des réductions d'effectif et diminuent nos budgets. Cela a forcément un impact sur la qualité et la quantité de travail accompli et de projets qu'on peut mettre en place et développer. Les technocrates, qui savent à peine ce qu'est un agriculteur et ne parlent que de chiffres, n'ont aucune conscience de la dimension humaine de la MSA. Le rôle de la MSA ne peut pas se résumer à une simple question de rentabilité. Dans notre institution tout ne passe pas par l'informatique et les statistiques. Le rôle personnel joué par les opérateurs est certes chronophage mais également fondamental et il n'est absolument pas pris en compte par les technocrates. En tant qu'administrateur j'ai souvent l'impression de me battre dans le vide, qu'on nous empêche délibérément d'avancer au point que l'on peut se demander s'il n'y a pas un projet de suppression de la MSA. Je peux vous dire que, si c'était le cas, ce serait une catastrophe pour la ruralité et le monde agricole. Aucune institution non spécialisée ne saura gérer les crises auxquelles se confrontent régulièrement les agriculteurs. L'ancrage de la MSA sur le terrain, à travers ses délégués, est fondamental pour les adhérents qui ont de vrais interlocuteurs connaissant, pour le partager, leur univers de vie. Cette présence territoriale ferait cruellement défaut si elle disparaissait. Les élus sont réellement représentatifs du monde agricole. Que se passe-t-il quand les pouvoirs publics, locaux ou nationaux, veulent intervenir sur les territoires ? Ils se tournent vers nous, vers la MSA. S'il n'y a plus de MSA, vers qui vont-ils se tourner ? Il faut vraiment avoir conscience que la MSA est un pilier du monde agricole et rural.

LB - Comment la MSA peut-elle lutter contre cette tendance ?

GG - J'ai bon espoir que le gouvernement ait une prise de conscience sur l'importance du monde agricole et du monde rural et qu'il décide d'en prendre soin. Cela serait une bonne chose pour l'institution qui est incontournable dans ce domaine et en retirerait donc une certaine considération. Même si notre pays est en crise et si l'argent est rare, il y a des secteurs comme la santé et l'éducation qui ne doivent pas être sacrifiés. Il me semble qu'il y a bien d'autres économies à faire avant de limiter le bien-être des femmes et des hommes de nos campagnes ou l'avenir de leurs enfants. A travers son action sociale et le régime de protection sociale qu'elle porte, la MSA maintient les familles qui dépendent d'elle en bonne santé et les aide à mettre en place cet avenir. C'est une réalité dont le gouvernement, la société civile et politique, mais également nos adhérents, doivent avoir conscience. Il faut que les adhérents défendent la MSA et se battent pour elle, c'est très important pour eux. J'ai découvert le monde agricole à travers elle, ce qui prouve bien qu'elle est représentative de cet univers. La MSA est un organisme vivant.

LB - Une dernière question : comment qualifieriez-vous votre parcours ?

GG - Je dis souvent à mes enfants que si je devais refaire ma vie professionnelle, je souhaiterais refaire exactement le même parcours. J'ai été heureux dans la presse généraliste et comblé dans la presse agricole. En quarante années d'exercice chaque jour a apporté son lot de découvertes. J'ai noué dans le monde agricole des amitiés indéfectibles. En dix années d'activité en tant qu'élu de la MSA j'ai toujours été heureux de participer à chacune des actions ou décisions de l'institution. Certes, j'aurais aimé faire davantage encore mais je sais que la MSA va continuer à aller de l'avant. Aujourd'hui, si je puis avoir la prétention de délivrer un message, je dirais à chaque adhérent qu'il peut être fier de sa MSA, des agents et des directions qui sont au quotidien à son service. Je lui dirais aussi qu'il peut avoir confiance dans ses élus de terrain pour gérer les services et travailler à un avenir meilleur pour nos familles.

LB - Et en une phrase ?

GG - J'ai eu une belle vie familiale, professionnelle et sociale, avec la MSA en couronnement.

Mots clés : MUTUALITE SOCIALE AGRICOLE