Publié le 14/11/2019 à 00:00 / Chef Rédacteur

Insolite

Monique et Mario Molard défendront samedi les couleurs du département et de la France au Mondial de fondue. Rencontre.

Deux fondus de l'Ain en lice pour le Mondial de fondue

C'est en Suisse, à Tartegnin, village vigneron des bords du lac Léman, que se déroulera se du 15 au 17 novembre, le très attendu Mondial de fondu 2019. L'évènement, organisé tous les deux ans, réuni des centaines de spécialistes dans une ambiance à la fois studieuse et bon-enfant.

Parce qu'en Suisse, pays ou l'apéro s'organise traditionnellement autour de « l'arbre à fondu », on ne badine pas sur la qualité de ce met ancestral, composé, faut-il le rappeler, de fromage fondu et de vin blanc, savamment agrégés dans un caquelon et déguster, pic en main, en baignant un morceau de pain dans le savoureux appareil.
Parmi les quelques 150 compétiteurs attendus, un couple d'aindinois bien connu aux environs de Ceyzériat, oú ils résident : Mario et Monique Molar.
Un couple de touche à tout toujours prompt à s'essayer à de nouvelles aventures. Quand Mario n'alimente pas les chroniques sportives du Progrès, c'est sans doute qu'il sillonne l'Afrique, pouce levé avec son épouse, ou que le couple sillonne les routes en camping-car.
« Nous sommes allé voir comment se passait le concours lors de la 2e édition, en 2017. On a trouvé ça super sympa, et on s'est dit qu'on allait participer. »

 

Du Maroc à l'Ecosse, leur fondue ne connaît pas de frontières

 

Nos aindinois ne partent pas à l'aveuglette. « Ça fait 50 ans qu'on fait des fondues. C'est même devenu notre plat pour Noël et le réveillon du Nouvel an. On en a improvisé jusque dans la médina de Meknès et au fin fond de l'Ecosse », se souvient, amusé Mario.
Même le célèbre pilote de quad, Paul Winrow, plusieurs fois vainqueur des 12h du quad de Pont-de-Vaux a eu la chance de tremper son croûton dans le chaudron magique entre deux épreuves.
Pour autant, ils se sont entraîné dur. « On a bien dû faire une douzaine d'essais pour mettre notre recette au point », commente Monique.
Passage obligé : l'utilisation d'au moins 50% de gruyère Suisse. Pour le reste, Mario et Monique joueront la carte locale. « On a choisi un Comté de la vallée du Suran. En l'occurrence de Villereversure ». Du 12 mois, « parce plus vieux, ça devient trop fort. »
Pour le vin, nos maîtres caquelon opteront pour une Roussette du Bugey. « C'est le meilleur vi pour la fondue. Meilleur que les blancs suisses. La Roussette permet de dégager un parfum très agréable sans prendre le pas sur le goût (...) Depuis le temps, on a essayé plein de recettes : au cidre, à la moutarde... Et la meilleure, ça reste la fondue nature. »
Ils disposeront d'une demi-heure, samedi, pour atteindre la perfection dans le fief des champions de la discipline. « Une fondue savoureuse, onctueuse et sans fil », résume Mario en expert.
S'ils ne nourrissent aucun espoir de fortune ni de célébrité, le couple vise un objectif : finir suffisamment haut pour décrocher le lot de leurs rêves : un vrai arbre à fondu, autour duquel, sans nul doute, ils inviteront régulièrement leurs nombreux amis à partager le crouton, debout, accompagné d'un petit verre de vin du Bugey.

 

Etienne Grosjean

 

Plus d'infos : http://mondialfondue.com/fr/