Publié le 09/10/2019 à 07:00 / Chef Rédacteur

Manifestation



Michel Berthet, jeune retraité éleveur de poules pondeuses bio, faisait partie de la quarantaine d'agriculteurs mobilisés.

Hier, mardi, les agriculteurs ont manifesté dans le calme sur quatre points stratégiques du département. Dialogue et distributions de flyers aux automobilistes qui se disent solidaires.

L'appel à la mobilisation lancé par la FDSEA et les JA a été bien suivi mardi en fin de matinée. Dans l'Ain, des barrages filtrants étaient mis en place sur quatre points stratégiques du département, aux entrées d'autoroutes d'Ambérieu-en-Bugey, Bellegarde, Replonges et Tossiat. Sur le rond-point de Tossiat, les agriculteurs étaient une quarantaine, à se retrouver aux alentours de 11 h, briefés par Gilles Brenon, secrétaire général de la FDSEA et Morgan Merle, président des Jeunes Agriculteurs. Une manifestation avec pour slogan : « N'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas ! ». Mot d'ordre du jour : une mobilisation dans le calme, distribution de flyers et dialogue constructif avec le consommateur. Pas de grosse fumée noire ce mardi, seulement des balles rondes de paille et palettes brûlées sous l'œil bienveillant des gendarmes.

 

Un avant-goût de la mobilisation du 22 octobre...

 

« Le but aujourd'hui est d'expliquer que l'on est contre leCeta et le Mercosur, non seulement pour les distorsions de concurrence mais aussi pour le non-respect des normes sanitaires. C'est aussi exprimer le ras-le-bol général à cause de l'agribashing, des intrusions d'antispécistes dans nos élevages... Les gens oublient trop souvent les efforts faits par la profession. L'épandage des boues de station d'épuration par exemple, c'est encore nous les agriculteurs qui nous en occupons. Ce sont des services rendus à la société que les gens n'ont pas l'habitude d'entendre ou ne savent pas », souligne Gilles Brenon.

 
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