Publié le 23/09/2019 à 06:00 / Chef Rédacteur

AGENCE DE L'EAU

Au cours des six premiers mois de l'année, l'agence de l'eau RMC a soutenu 895 projets portés par des collectivités, des agriculteurs, des entreprises ou des associations pour améliorer la qualité des eaux.

L'agence de l'eau RMC investit 86 millions d'euros au 1er semestre


À l’échelle du bassin Rhône-Méditerranée Corse, l’agence de l’eau déroule son 11e programme (2019-2024) pour répondre aux enjeux locaux. Au cours des six premiers mois de l’année, elle a soutenu 895 projets pour une enveloppe de 86 millions d’euros d’aides financières soutenant la dynamique de l’économie locale.  Un tiers des aides, soit 26 millions ont financé la renaturation des milieux aquatiques. 26 % des aides soit 22,2 millions d’euros ont été fléchés vers des opérations d’amélioration de l’assainissement et de l’eau potable portées par les collectivités. Parmi ces opérations, 2,2 millions d’euros ont été destinés à la restauration de la qualité des captages dégradés par les nitrates et les phytosanitaires. 17,5 millions d’euros, soit 20 % ont été attribués à l’agence de services et de paiement (ASP) pour le versement d’aides directes aux agriculteurs qui modifient leurs pratiques, conversion à l’agriculture biologique notamment, sur les territoires ciblés prioritairement pour faire baisser les taux de présence de produits phytosanitaires dans les eaux. C’est notamment le cas dans les aires d’alimentation de captage d’eau potable. C’est par exemple ce qui se passe dans la communauté d’agglomération de Villefranche Beaujolais Saône (CAVBS) autour du captage de Beauregard identifié comme prioritaire au regard de la présence importante de produits phytosanitaires. L’agglomération souhaite acheter le foncier de l’aire de captage pour y développer des projets agricoles sans utilisation de produits phytos et réduisant la fertilisation azotée. L’agence de l’eau vient ici en soutien pour permettre à la CAVBS d’acquérir les surfaces nécessaires.
À ce jour, la quasi-totalité des propriétaires concernés par cette 2e phase ont signé une promesse de vente, avec un taux variant de 1,6 à 2,1 €/m². L’agence de l’eau apporte une aide de 826 000 euros pour cette 2e phase. Au total, l’aide sera de 2,3 millions d’euros pour ce projet.

Substituer pour maintenir l’irrigation

Enfin, le volet meilleure gestion quantitative de la ressource a été financé par 10,9 millions d’euros, dont 2,6 millions pour des travaux de substitution de ressources afin d’alimenter des zones irriguées sans déséquilibrer un cours d’eau. En Savoie, le Grand Chambéry met par exemple en place des mesures pour économiser l’eau des sources du massif de l’Épine, déficitaire en eau. Afin de garantir les débits minimums biologiques du Nant Bruyant, il est nécessaire de mettre en place une substitution de ressource pour assurer la distribution d’eau potable lorsque les sources n’ont pas un débit suffisant. Il est prévu également de créer trois retenues collinaires pour réduire les prélèvements agricoles. Au total, cela représente un volume d’eau à substituer de 664 000 m3 pour couvrir les périodes d’étiage estivale et hivernale. Cette opération reçoit une aide de 992 500 euros de l’agence de l’eau dans le cadre du plan de gestion de la ressource Bourget.

CP
Mots clés : EAU