Publié le 10/09/2019 à 06:00 / Chef Rédacteur

MATERIEL

La Cuma Lilipass a investi dans un semoir direct et une tonne à lisier avec rampe à pendillards. Des matériels performants et une organisation des chantiers au top.

Laurent Varoux, président de la Cuma

Basée à Champagne-en-Valromey, la Cuma Lilipass regroupe sept exploitations adhérentes et emploie deux salariés chauffeurs. Elle est groupement d'employeurs depuis cette année. Le matériel se compose de trois tracteurs achetés fin 2018, de matériels de culture, un semoir direct, un pulvérisateur avec rampe de 21 mètres, une herse à prairies, distributeur d'engrais, broyeur d'accotements, pelle d'occasion, tonne à lisier avec une rampe à pendillards...
Le semoir, un John Deere 750 A, a été acheté en 2017, pour un investissement de 53 000 €, subventionné à
50 % (Feader et la Région). Le président de la Cuma, Laurent Varoux, éleveur de Black Angus (250 vaches et leur suite) avec son épouse sur une SAU de 150 ha, nous explique les raisons de ce choix.
« L'amortissement a été prévu sur treize ans pour avoir un coût lissé. Le matériel est utilisé sur une surface totale de 250 ha. Le train de semis, qui existe depuis 40 ans, a fait ses preuves. Il est adapté aux types de sols. Le semis direct a été adopté depuis sept ans par les adhérents de la Cuma. Sur mon exploitation, j'ai une trentaine d'ha de méteils : seigle, pois, vesce, semés fin septembre pour une récolte fin mai, pour un rendement de 6 à 9 t/ha de matière sèche. Derrière, je sème un sorgho, des lentilles fourragères, colza fourrager, vesce, moha... récoltés mi-août, et je fais une deuxième coupe fin septembre et un pâturage. Grâce au semis direct, on a plus de bêtes et on est autonome en fourrage. On tourne souvent à deux sur le semoir, avec un débit de chantier moyen de un hectare à l'heure. Pour les couverts d'été, les rendements sont aléatoires, de une à huit tonnes. Toute la fertilisation est organique ».

 

Le semis direct, pratiqué depuis sept ans par les adhérents de la Cuma, aujourd’hui équipée d’un semoir John Deere 750 A.

Le système à pendillards pour un épandage efficace du lisier

La tonne à lisier Pichon, achetée cette année, d'une capacité de 11 000 litres, est équipée d'une rampe de douze mètres.
« L'intérêt est d'être posée au sol », ajoute Laurent Varoux ; « l'apport se fait sur les cultures sorties de terre, sur de la plante développée. Un achat en corrélation avec l'unité de méthanisation à Chassonot, sur la commune de Champagne-en-Valromey, qui regroupe deux exploitations dont la mienne. D'autres éleveurs nous amènent du fumier et reçoivent du digestat en contrepartie. Grâce au séparateur de phase, 2 000 t de solide sont épandues sur les terres les plus éloignées ou en montagne. La tonne est utilisée uniquement par les salariés chauffeurs. On a fait le choix de ne pas prendre une deux essieux pour le phénomène d'usure, ripage, plus encombrant et plus coûteux. Nous travaillons vraiment en confiance, avec une organisation efficace des chantiers et un sens aigu des priorités ».

Patricia Flochon
Mots clés : MATERIEL