Publié le 14/08/2019 à 19:00 / Chef Rédacteur

APICULTURE

L’Observatoire du miel et de la gelée royale, publié récemment par FranceAgriMer, fait apparaître une bonne année 2018 pour l’apiculture, mais les craintes pour l’année 2019 se concrétisent.

Les mauvaises conditions climatiques du printemps 2019 ont provoqué la disparition de nombreuses ressources alimentaires pour les abeilles.

Pour la quatrième année consécutive, FranceAgriMer a publié, fin juin, son Observatoire du miel et de la gelée royale pour l'année 2018. Une très bonne année pour le secteur : « après une production particulièrement faible de 16 099 tonnes en 2016 et 19 788 tonnes en 2017 », la production est estimée, pour l'année 2018, à « 27 736 tonnes en 2018 », soit « 40 % en plus par rapport à 2017 », indique le rapport. Le miel certifié bio représente 10,3 % du total. Le nombre d'apiculteurs a continué de croître pour l'année 2018. Les effectifs de la profession ont en effet augmenté de 5 % en un an : il y avait 56 773 apiculteurs en 2018, contre 53 953 en 2017. La structure du marché ne change pas : la proportion des apiculteurs détenant moins de 50 ruches reste à 92,5 %. Selon FranceAgriMer, la production a particulièrement été concentrée dans la moitié Sud de la France, particulièrement en Auvergne-Rhône-Alpes (18 % de la production nationale), suivie par l'Occitanie (16 %), et le Grand-Est (14 %). Autant de régions en grande difficulté cette année, les organisations craignant de très mauvaises récoltes pour 2019 à cause du climat.

Miellées catastrophiques au printemps 2019

Dans un communiqué du 22 juillet, le réseau Biodiversité pour les abeilles a ainsi confirmé les miellées « catastrophiques » du printemps. « Les gels de la fin d'hiver », « les intempéries », le « mauvais temps » ont provoqué la disparition « de nombreuses ressources alimentaires » au printemps pour les abeilles, déplore l'association, qui appelle à la mise en place d'un « plan national de ressources alimentaires ». Par ailleurs, les apiculteurs peuvent difficilement se rattraper sur les cultures mellifères, indique l'organisation. La sécheresse a « fortement touché » des productions agricoles indispensables aux abeilles comme le colza. « 25 à 30 % des surfaces de colza ont été retournées », regrette ainsi le réseau. Quant au tournesol, ses surfaces « stagnent » depuis des années et « le développement d'espèces invasives menace sa pérennité ». L'étude de FranceAgriMer est basée sur un questionnaire ciblant prioritairement « les apiculteurs détenant plus de 50 ruches ». Les données finales ont été obtenues à « l'aide de différentes méthodes statistiques ». Un bilan de la campagne 2018, encore plus précis, devrait paraître avant la fin de l'été, indique FranceAgriMer.

F.C
Mots clés : APICULTURE