Publié le 11/03/2019 à 06:00 / Chef Rédacteur

ASSISES DE L'EAU

Le comité de pilotage de la seconde partie des Assises de l’eau consacrée au changement climatique s’est réuni le 12 février. Pour l’heure, seul des groupes de travail et un calendrier ont été fixés.

Pour le ministre de l’Agriculture, « avec ce qui se passe au niveau climatique, l’agriculture française sera irriguée ou aura du mal à être résiliente ».

Lentement mais sûrement. Trois mois après sa première rencontre, le comité de pilotage de la seconde phase des « Assises de l'eau », dont l'objectif est « d'aider les territoires à être plus résilients au changement climatique », s'est à nouveau réuni le 12 février, ont annoncé les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique et solidaire, dans un communiqué du 19 février. L'objectif de cette réunion était notamment d'installer quatre groupes de travail (voir encadré) Deux jours plus tard, Didier Guillaume s'est montré à l'offensive sur le sujet. « Nous allons nous lancer dans un programme de mise en place de retenues d'eau (retenues collinaires, petits barrages) », a-t-il déclaré sur ce sujet, sans plus de précisions, au congrès de l'AGPB le 14 février à Compiègne (Oise). « Avec ce qui se passe au niveau climatique, l'agriculture française sera irriguée ou aura du mal à être résiliente », selon lui.

Conclusion attendue d'ici fin avril

« C'est le but des assises de redéfinir les règles pour la construction des retenues collinaires », ajoute en effet le ministère de l'Agriculture. Sur cette question, le gouvernement devrait en effet présenter aux groupes de travail une proposition largement basée sur le rapport du préfet Bisch, qui propose notamment d'appliquer à la gestion de l'eau la méthode des « projets de territoires », afin d'associer les parties prenantes à cette thématique. Le but serait d'avancer sur la question des retenues d'eau pour les agriculteurs, tout en prenant en compte les questions de soutenabilité financière et d'environnement. Les participants devront discuter et se concerter sur cette proposition, lors des prochaines réunions. Le troisième rassemblement du comité de pilotage est prévu le 18 mars, et le gouvernement souhaite aboutir à une conclusion d'ici fin avril, délai qualifié « d'ambitieux » par les différents participants, qui souhaitent pouvoir discuter jusqu'en mai.

FC

Économie, protection, partage et « solutions basées sur la nature »

Le premier groupe de travail, présidé par Hervé Paul, président de la commission eau, assainissement et énergie de la Métropole Nice Côte d’Azur, sera consacré sur les économies de ressources. Célia Blauel, adjointe à la Maire de Paris chargée des questions environnementale, pilotera, le groupe de travail sur la « protection » de l’eau. Un groupe mené par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), abordera le thème des « solutions basées sur la nature ». Enfin, le groupe qui discutera de la sensible question du « partage » de la ressource, avec notamment le débat sur le stockage de l’eau, sera coprésidé par le président de l’APCA de Charente-Maritime Luc Servant et la Secrétaire nationale de l’association France nature environnement Florence Denier Pasquier.
Mots clés : EAU