Publié le 09/02/2019 à 07:00 / Yolande CARRON

ENVIRONNEMENT

Le syndicat du bassin versant de la Reyssouze, Renault Trucks et GRT Gaz s’associent pour la préservation de la biodiversité du Dévorah. Explications.

Le Dévorah, un habitat naturel préservé.

Le syndicat du bassin versant de la Reyssouze, dont les trois grandes missions sont « d'améliorer la qualité des cours d'eau, préserver la qualité de l'eau pour les usages et pour les milieux aquatiques et sensibiliser les habitants », a multiplié en 2018 les travaux dans le lit et sur les berges de la Reyssouze. Son périmètre d'action s'étend sur un territoire de 500 km² (38 communes) qui comprend 230 km de cours d'eau en gestion. Le Dévorah, affluent de la Reyssouze, traverse les communes de Saint-Just et de Bourg-en-Bresse. Réputé pour la biodiversité remarquable de ses zones humides, il fait l'objet depuis 2016 d'une étude menée par le SBVR avec pour objectif de préserver son marais qui abrite de nombreuses espèces, dont l'Agrion de Mercure, une libellule protégée. Vendredi dernier, son président, Jean-Louis Favier, a présenté les résultats de la première année de chantier de restauration. Ces travaux, menés pour le compte de GRT Gaz (obligations réglementaires de compensation) et en lien étroit avec Renault Trucks, propriétaire riverain du ruisseau et d'une grande partie du marais, ont consisté à apporter de la lumière au ruisseau et au marais du Dévorah par une coupe importante puis un entretien de la végétation. Une satisfaction pour le directeur de Renault Trucks, Christophe Legrand : « Il s'agit là d'un travail respectueux de l'environnement. Nous sommes une entreprise industrielle, avec une conscience économique, une forte conscience sociale mais aussi écologique ».
Cette action, qui s'inscrit dans le cadre des objectifs fixés par le contrat de rivière et cette volonté forte de préserver ce site naturel sensible situé à quelques encablures du centre-ville, a été vivement félicitée par Michel Fontaine, premier adjoint au maire de Bourg-en-Bresse. Cette restauration de la ripisylve du Dévorah, sur 3,2 km, est prévue sur dix ans. La première phase, terminée en 2018 avec près de 550 t de bois évacués, 2,5 ha de ronciers broyés, une mare restaurée, se poursuivra par neuf années d'entretien et de suivi environnemental.

Signature d’une convention de partenariat entre le président du syndicat de la Reyssouze (à gauche) et le directeur de Renault TrucksEn 2018, 550 t de bois ont été évacués et 2,5 ha de ronciers broyés.

Patricia Flochon
Mots clés : ENVIRONNEMENT