Publié le 11/11/2018 à 00:00 / Chef Rédacteur

ÉLEVAGE

Le plan régional de filière caprin-ovin lait a été signé le 26 octobre dans la Drôme. L’occasion de balayer également d’autres problématiques qui préoccupent la profession.

Signature du plan régional de filière caprin-ovin lait, à Brette dans la Drôme, le 26 octobre 2018. De g à d : Yves Odouard, éleveur à Saint-Genest-Malifaux (Loire) ; Frédéric Blanchard, président du comité de la filière caprine ; Jean-Pierre Taite, vice-pr...

La prédation du loup, la collecte de montagne, la charte pour l'installation en élevage caprin, la maîtrise technique, le retard de paiement des aides, la détresse du monde agricole, les enjeux de la production fermière et du lait cru, etc. C'est en résumé quelques aspects qui ont été abordés, le vendredi 26 octobre, sur les terres du Gaec de Brettevieille qui accueillait la signature du plan de filière régional caprin-ovin lait, en présence de Jean-Pierre Taite, vice-président délégué à l'agriculture à la Région et de nombreux éleveurs, élus locaux et représentants d'organisations professionnelles agricoles.

Un plan et trois axes d'intervention

Le plan régional de filière caprin ovin lait se décline en trois axes d'intervention. Le premier vise à améliorer la cohésion et l'efficacité des filières en renforçant les relations entre les acteurs, en leur permettant d'avoir une vision partagée et de bâtir des stratégies communes. Il s'agit également d'aider les producteurs à s'adapter et répondre aux demandes spécifiques de leur filière. Le deuxième axe est centré sur la performance technique et économique des élevages, avec un volet sur les outils, les méthodes, la compétence des techniciens ainsi qu'un volet d'actions de conseil. Enfin, le troisième axe est consacré à la valorisation, avec des actions sur les trois fromages AOP régionaux (picodon, chevrotin et rigotte de condrieu), sur la viande caprine, ainsi que les actions de communication générique et de promotion des filières et de leurs produits. In fine, le montant du budget alloué sur la période 2018-2020 s'élève à près de 1,2 million d'euros. Plusieurs professionnels présents n'ont pas manqué de souligner leur satisfaction, à l'instar d'Yves Odouard, éleveur à Saint-Genest-Malifaux (Loire). Celui qui est aussi le président de l'association des bergers fromagers rhônalpins a rappelé que les éleveurs ovins lait avaient besoin de formation et qu'ils étaient éloignés les uns des autres sur le territoire. Ce plan leur permettra ainsi de bénéficier de financement pour l'animation ou encore d'appui technique. Frédéric Blanchard, éleveur en Isère et président du comité de la filière caprine, a indiqué que des efforts « particuliers » avaient été faits sur ce plan, notamment quant aux demandes techniques. « Ils ont accepté de prendre en compte nos problématiques. Le plan est adapté à nos besoins », a-t-il souligné.

A.T.
Contact et information sur le plan filiere auprès d'Auvergne-Rhône-Alpes Élevage : www.aurafilieres.fr
REPÈRES

Focus sur les filières ovines et caprines

En Auvergne-Rhône-Alpes, on compte aujourd’hui 1 350 éleveurs caprins dont 1 000 transforment à la ferme (dont 850 sur la zone Rhône-Alpes). Certaines exploitations choisissent également de livrer tout ou partie de leur lait.
Le marché paraît par ailleurs favorable et la recherche de volumes continue.
Concernant la filière ovin lait, ce sont 170 éleveurs de brebis laitières qui sont installés au cœur de la grande région ; 150 d’entre eux transforment leur lait à la ferme. « Il y a eu beaucoup d’installations ces 10 dernières années.
Le recensement agricole de 2010 mentionnait 60 éleveurs en 2010 pour
Rhône-Alpes, cette zone en compte aujourd’hui 125 », indique Nathalie
Morardet, animatrice du plan filière. Cette dernière précise aussi que les modèles de production sont également très diversifiés. Autre chiffre clé : 40 % de la production est en agriculture biologique.
Mots clés : ELEVAGE FILIERE OVINE