Publié le 02/03/2018 à 00:00 / Ericka AMIN

AIN’FORMATIONS MÉTIERS

La 17e édition d’Ain’formations métiers aura lieu du 8 au 10 mars à Ainterexpo. La filière « agriculture et vivant » sera à l’honneur cette année. Bilan des tables rondes qui se sont déroulées depuis début novembre.

Ain’formations métiers recense quatorze filières d’activité. Cette année, « l’agriculture et le vivant » sera la filière mise à l’honneur durant les trois jours, permettant de donner un coup de projecteur particulier sur ses formations et débouchés.

Le forum Ain'formations métiers est un dispositif d'information et d'orientation mis en place par le Département, en partenariat avec les trois chambres consulaires : chambre de commerce et d'industrie, chambre de métiers et de l'artisanat et chambre d'agriculture. L'événement se déroule cette année du 8 au 10 mars, à Ainterexpo à Bourg-en-Bresse. Comme à chaque édition, des tables rondes sont organisées dans les collèges, à partir de l'automne, permettant aux jeunes en phase d'orientation, de rencontrer d'autres jeunes, plus âgés, qui témoignent de leurs choix de formation, de découvrir des secteurs d'activité qui recrutent et qui disposent de formations adaptées dans l'Ain ou, tout simplement, d'échanger sur les perspectives qui s'ouvrent à eux. Huit tables rondes ont ainsi été organisées, entre le 7 novembre 2017 et le 27 février. Pilotés par le Département, sous la responsabilité de la vice-présidente chargée des affaires scolaires, des collèges, de la jeunesse et de l'enseignement supérieur, Martine Tabouret, ces rendez-vous étaient ouverts aux élèves de 4e et de 3e, ainsi qu'à leurs parents.

Des opportunités en agriculture

L'ensemble des tables rondes ont connu cette année une belle affluence, avec près de 200 personnes à chaque fois, témoigne Clémence Bauer, responsable installation transmission emploi formation à la chambre d'agriculture, qui est intervenue à plusieurs reprises. « Notre ambition lors de ces réunions était de parler positivement de l'agriculture et de la diversité des métiers agricoles et para-agricoles : il y a l'éleveur, le céréalier, mais aussi le vétérinaire rural, le paysagiste, etc. Nous voulions être à la fois le plus concret possible sans occulter les exigences des métiers de l'agriculture », explique-t-elle. Si le secteur agricole n'a pas autant la cote que celui de l'énergie ou de la mécanique automobile, il est toujours bon de rappeler qu'en agriculture, on peut aussi produire de l'énergie et l'on a aussi besoin de mécaniciens pour réparer les nombreux matériels utilisés. « Il y a souvent une méconnaissance de tout ce que notre secteur d'activité peut recéler de débouchés et d'opportunités. Notre présence lors des tables rondes permet de lutter contre cette méconnaissance et les a priori négatifs qui circulent sur la filière agricole », ajoute Clémence Bauer. Ain'formations métiers recense quatorze filières d'activité. Cette année, « l'agriculture et le vivant » sera la filière mise à l'honneur durant les trois jours, permettant de donner un coup de projecteur particulier sur ses formations et débouchés. « La marraine de l'édition, Astrid Humbert, est issue de nos rangs (lire ci-contre). Le fil rouge que nous proposons permettra de mettre en lumière la filière laitière, de la production à la distribution, en passant par la transformation, faisant ainsi le lien entre l'agriculture, l'industrie, le commerce et l'artisanat. Nous allons proposer des animations qui traduisent toute la modernité de la filière agricole», explique la responsable d'équipe.

Sébastien Duperay

 

Du 8 au 10 mars à Ainterexpo 

L’agriculture et le vivant est la filière à l’honneur de la 17e édition du forum Ain’formations métiers. Au programme :
• De nombreuses animations : salle de traite gonflable, bar à lait, mini-fabrication de fromages…
• La modernité de l’agriculture : présentation de tracteurs guidés par GPS et d’applications connectées, utilisation de drones en agriculture, découverte des évolutions technologiques appliquées aux matériels et aux pratiques.
• Un stand connecté : le stand de la chambre d’agriculture créera de l’interactivité avec les visiteurs via l’application Beekast. Les visiteurs pourront se connecter via leurs smartphones et répondre aux différents sondages, poser des questions, poster des réactions sur ce qu’ils voient sur le forum, regarder des vidéos, participer à un mur d’expression, etc.
• Un jeu inter-filières : chaque visiteur sera invité à participer au jeu inter-filières dont la thématique est cette année le parcours du lait. Le principe est d’identifier sur chaque filière un savoir-faire qui entre dans la transformation du lait.
En savoir plus : https://www.ain.fr/ainformations-metiers-bien-sorienter/

 

 

Astrid Humbert, marraine d’Ain’formations métiers

Comment abordez-vous votre implication en tant que marraine de cet évènement qui place en première ligne la filière « agriculture et vivant » ?

Astrid Humbert : « En tant que marraine, je me mets à la place des parents qui ont un enfant qui se destine aux métiers du vivant, agricole ou para-agricole. J’aimerais essayer de faire disparaître les préjugés ou à l’image négative dont est parfois victime l’agriculture et mettre en avant la diversité des métiers et des filières. En tant que marraine je serai également amenée à témoigner le mardi 27 février lors de la dernière table ronde organisée au collège Yvon Morandat de Saint-Denis-lès-Bourg. »

Quel a été votre parcours avant de rejoindre Ain Génétique Services ?

A.H. : « Après un bac général scientifique au lycée Lalande de Bourg-en-Bresse, j’ai obtenu un BTS productions animales à Cibeins. Puis j’ai préparé un certificat d’aptitude aux fonctions de technicien inséminateur, en deux mois, dans une école d’insémination en Eure-et-Loir. J’ai ensuite fait dix mois de remplacement en tant qu’inséminatrice en Rhône-Alpes et Bourgogne avant d’intégrer Ain Génétique Services en août 2014. Depuis j’ai suivi des formations en interne pour la pose d’embryons, les échographies ou encore l’IA profonde. Mon père est éleveur à Saint-André-sur-Vieux-Jonc et j’ai toujours été passionnée de génétique. »

Comment se déroulent vos journées et quelles  sont les principales qualités d’une bonne inséminatrice ?

A.H. : « Je commence généralement ma journée à 6 h 15. Les matinées sont consacrées à l’insémination et les après-midi à la synchronisation de chaleurs, aux échographies, etc. Le secteur d’intervention d’AGS est divisé en trois zones : la montagne, la Bresse et la Dombes. En Dombes nous sommes cinq inséminateurs à nous répartir le travail dans les élevages. Chaque jour est différent. En moyenne nous réalisons 25 inséminations artificielles quotidiennement. L’idéal pour exercer est d’aimer les animaux, de ne pas en avoir peur, de disposer d’un solide bagage technique. Mais aussi d’aimer le relationnel, d’avoir des aptitudes commerciales, d’être flexible et souple et surtout d’être passionné. » 

P.F.
Mots clés : FORMATION ORIENTATION AIN’FORMATIONS MÉTIERS